ÉCONOMIE DE COMMUNION

Parmi les différents modèles qui font l’objet d’une expérimentation, c’est sur le modèle de l’Economie de Communion que l’association Solidarpole a décidé de se concentrer.

L’économie de communion (EdC) est née au Brésil en 1991 de l’idée de Chiara Lubich (Prix UNESCO 1996 de l’éducation pour la Paix).

Le but de l’économie de communion est de contribuer à éliminer la pauvreté sur un plan mondial en créant des liens fraternels entre ceux qui donnent et ceux qui reçoivent. Elle s’inscrit dans le vaste courant actuel de l’Économie solidaire

L’originalité de l’économie de communion est d’introduire le don dans la culture d’entreprise.

L’EdC implique des entrepreneurs, des salariés, des dirigeants, des consommateurs, des citoyens, des étudiants, des agents économiques, qui tous s’engagent à divers niveaux à promouvoir une culture économique caractérisée par la communion, la gratuité et la réciprocité, proposant et vivant ainsi une alternative au style de vie dominant dans le système capitaliste.

L’EdC est représentée par des entreprises qui s’appliquent à :

  • promouvoir des rapports d’ouverture et de confiance au niveau interne de l’entreprise et dans leurs échanges avec les consommateurs, fournisseurs, communauté locale et internationale, administrations publiques.
  • répartir, selon le libre choix de ceux qui en détiennent le capital, les bénéfices en trois parties :

1) une part pour aider directement les plus démunis à sortir de la misère,

2) une part pour promouvoir la “culture du don”(*) au niveau interne et externe de l’entreprise 3) une part pour soutenir et développer l’entreprise, les investissements, la productivité, sa capacité à créer de nouveaux emplois et de nouveaux profits,

Dans le monde, en 2014, plus de 800 entreprises, principalement des PME et TPE, ont adopté ce modèle.

(*) La « culture du don », complètement en antithèse avec la « culture de l’avoir », part d’une conception sociale, économique et politique où la personne et la communion des personnes apparaissent comme le vecteur d’un développement au sein duquel être et avoir ne sont plus antagonistes mais au service d’un projet inédit. Cette culture du don ne doit pas être considérée comme une forme de philanthropie ou d’assistance, vertus toutes deux individuelles. L’essence même de la personne est d’être « communion ». L’acte de donner se définit alors comme le partage des biens et l’alimentation de cette communion : les relations tendent alors à devenir réciproques à travers le don gratuit. Si on traduit cette logique à la vie d’entreprise, l’organisation devient un lieu de relation, où on valorise le « capital humain » et la dimension communautaire.

 

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